Agir au delà de l'alimentation

Sauver un animal : pourquoi, quand et comment ?

 

Le fait de sauver un animal de maltraitances, de la rue ou d’une mort certaine est un acte magnifique. Tellement, que les sauvetages animaliers font partie intégrante de ce que je prévois pour ma vie future (bien avant le fait de marier ou non, d’avoir des enfants, etc…). Je pense que le fait d’avoir toujours vécu avec des animaux, et le bonheur que me procure leur présence me donne envie de leur rendre ce qu’ils m’ont toujours donné : de l’amour.

Alors pourquoi ne pas l’avoir déjà fait ? C’est vrai, je suis maintenant indépendante depuis un petit bout de temps, assez mature pour être responsable d’un autre être vivant et j’ai un boulot stable. Pourtant, je préfère prendre mon temps pour réunir les conditions idéales à l’épanouissement d’un animal dans ma vie. En d’autres termes : je ne veux pas vivre cette décision de manière égoïste seulement parce que vivre avec un animal me ferait du bien, mais je pense aussi aux besoins des animaux qui feront partie de ma vie. J’ai donc fait un petit résumé de mes recherches, réflexions et quelques notions de base à savoir avant d’adopter un animal.

 

Pourquoi recueillir un animal ?

Certains penseront que l’on peut aisément aller dans une animalerie ou dans un élevage quand on le souhaite adopter et que c’est très simple. C’est la première erreur. Les refuges sont pleins à craquer d’animaux qui ont besoin d’affection. Alors, oui, tous les animaux en ont besoin, même ceux qui sont en animalerie, mais lorsqu’on réfléchit un peu, on se rend très vite compte que les animaleries sont des business qui fonctionnent selon la loi de l’offre et de la demande : plus vous achetez, plus ils produisent. Pour chaque animal acheté, un autre née (le plus souvent en forçant la reproduction), et est amené à l’animalerie. C’est un cercle sans fin qui alimente une industrie qui considère les animaux comme des objets dont on peut faire commerce. Seulement, la grande différence entre un chien et une paire de chaussures, c’est que l’un ressent des émotions comme la peur, la joie, le besoin de liberté, la faim, la tristesse, etc… et l’autre ne ressent rien. Enfin, ce sont des chaussures quoi. Vous comprenez l’idée. Mettez-vous à leur place, et imaginez comment la vie de ces animaux se passe dans ces « usines » à animaux. L’enfermement, la séparation brutale de leurs mères (a-t-on vraiment le temps d’attendre qu’ils soient parfaitement indépendants ?), les grossesses à répétition et forcées des femelles, la peur, le grand nombre d’animaux, et surtout, le meurtre des animaux qui ne vont pas correspondre aux critères de vente. N’oubliez jamais que toutes les règles d’hygiène des éleveurs sont faites pour protéger l’homme et non l’animal.

Là encore, il ne s’agit que des animaux dits « de compagnie », et non les animaux de ferme destinés aux abattoirs qui sont encore moins protégés par la loi, et qui finiront par mourir si personne ne les sauve.

Dans les refuges, on trouve des animaux tout aussi affectueux qu’ailleurs. Parfois peureux, mais peut-on vraiment refuser d’aimer un animal qui a peur des humains à cause du traitement qu’ils lui ont infligé ? N’est-il pas de notre devoir de leur redonner confiance et de leur donner la vie qu’ils méritent ? Certains ont été abandonnés, d’autres frappés, ou ont vécu la mort de leur compagnon humain, et ils ne sont jamais responsables de ce qui a pu leur arriver. Je pense que c’est à nous de leur apporter notre aide lorsqu’ils en ont besoin.

Je peux comprendre que quelqu’un ai une préférence pour une race spécifique d’animal. C’est vrai, il y a des races qui ont des caractéristiques sublimes. Mais ce choix fait partie d’une objectification de l’animal qui est, pour moi, complétement amorale. Un animal n’est pas une peluche ou un objet de décoration. C’est un être vivant qui, comme l’humain, ressens. Peut-être pas de la même manière, mais vous mentiriez si vous disiez que vous n’avez jamais vu la joie dans les yeux d’un animal qui vous retrouve après une longue journée de travail. Ou l’affection d’un animal qui s’appuie contre vous pour vous faire un câlin. Qu’ils soient beaux, au final, n’est qu’accessoire. L’important à mes yeux c’est cette connexion spéciale avec l’animal, cette affection réciproque qui fait que chacun rend la vie de l’autre meilleure. Vous ne choisissez pas les personnes qui vous entourent par rapport à leur physique, pourquoi le faire avec un animal ?

Avec toutes ces raisons, il est très important de réfléchir sur la notion morale de commercialiser un être sensible. C’est à vous que revient la décision d’accepter et de cautionner le commerce d’êtres vivants, ou de trouver une autre solution.

Quel est le bon moment ?

L’important est aussi de ne pas vous lancer dans cette décision sans réflexion préalable. Des fois, on n’a pas vraiment le choix : forcément, si on trouve un animal dans la rue, ou même dans une poubelle  (oui, il existe des êtres capables de telles choses), la première réaction reste de l’adopter pour lui offrir une vie plus heureuse si vous ne connaissez personne qui peut en prendre soin dans de meilleures conditions. Pour les autres cas, le mieux reste encore d’attendre trois choses : être certain/e d’avoir la maturité suffisante pour être responsable de la vie d’un être vivant, avoir une stabilité financière qui vous permet de prendre soin de l’animal autant au quotidien qu’en cas de problème et vivre dans un endroit où l’animal en question pourra s’épanouir. En fait, imaginez-vous vivant avec cet animal et posez-vous une seule question : toutes les conditions sont-elles réunies pour qu’il/elle soit heureux/se et en bonne santé ?

Une fois cette décision réfléchie, il ne vous reste plus qu’à savoir vers qui vous tourner.

Comment faire ?

Pour sauver un animal, il y a beaucoup de possibilité. Vous pouvez aller faire un tour à une spa près de chez vous, ou tout autre refuge qui proposent d’adopter des animaux. Vous pouvez rencontrer directement les animaux, et sûrement rencontrer celui pour qui vous aurez un coup de cœur en voyant tout l’amour qu’il a à donner. Le choix risque d’être difficile, mais il faut vous dire que même si vous n’en sauvez qu’un, vous changez entièrement la vie d’un être vivant qui passe d’une cage, à un chez lui confortable. Et pourquoi ne pas essayer d’encourager votre entourage à adopter aussi en les emmenant avec vous lorsque vous ferez ce choix ?

Vous trouverez  les adresses très facilement en faisant une recherche internet, donc plutôt que de chercher tous les liens pour chaque ville, je vous laisse chercher, vous trouverez même sûrement des associations dont vous ne connaissiez pas l’existence tout près de chez vous.

Et pour les autres animaux ?

Les animaux dits « de ferme » qui sont destinés à l’abattoir peuvent aussi être sauvés. Vous avez deux options : entrer en contact avec une ferme spécialisée dans les sauvetages ou avec les éleveurs. Le but étant bien évidemment de ne pas acheter l’animal à l’éleveur, ou le moins cher possible. Le but n’est pas d’aider les éleveurs à en faire un business.

Une fois chez vous, il ne vous reste plus qu’à leur donner tout votre amour. Et c’est la meilleure partie de l’adoption. 

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