Nouveau végane : où faire mes courses?

Je suis végane depuis maintenant presque un an et demi, et lorsque j’ai débuté, il y a beaucoup de questions que je n’ai pas posé. Parmi elles, la question des courses qui n’est pas évidente pour tout le monde. Si on passe d’un régime omnivore où l’on achetait au supermarché sans lire les étiquettes à un régime végétalien pour lequel on décrypte tout, il vaut mieux savoir directement où aller pour gagner en efficacité.

food-863135_1920

Pour les fruits et légumes

Le marché : Pour trouver des fruits et légumes frais et locaux, c’est un très bon endroit. Vous n’y pensez peut-être pas vraiment, mais vous rendre directement sur le marché vous permet aussi de pouvoir poser des questions aux producteurs, et de manger local et souvent de saison.

Les AMAP : Avec les AMAP, vous mangez local, de saison et pratique puisque les paniers de fruits et légumes sont déjà prêts et vous n’avez qu’à passer les prendre. Vous soutenez les producteurs locaux même lorsque vous n’avez pas le temps d’aller sur les marchés.

Les magasins bio : Les fruits et légumes seront bio, et il y a le côté pratique du supermarché parce que vous pourrez trouver d’autres produits en même temps (céréales, féculents, certains produits végétaliens spécifiques).

Les supermarchés : Si votre budget ne vous permet pas les trois premières solutions, ça n’est pas un problème, rendez-vous dans votre supermarché et allez directement au rayon fruits et légumes. Évitez les boîtes dont l’étiquette mentionne des « arômes » puisqu’ils peuvent être d’origine animale.

sandwich-1051605_1280

Les similis

Les magasins bio : Beaucoup de magasins bio proposent des similis, mais souvent en quantité restreinte. N’hésitez pas à suggérer des produits que vous aimeriez trouver en rayon, les personnes qui s’occupent du choix des produits à mettre en rayons ne sont pas forcément très renseignées sur le sujet et ne connaissent pas toujours les produits dont vous avez besoin.

Un monde vegan : Pour les Parisiens et les Lyonnais, il y a un magasin qui propose un grand choix de produits végétaliens qui sont pour la majorité des alternatives aux produits omni (fromages, viandes, poissons, chocolats, yaourts, crème chantilly, etc..). Il n’existe que dans ces deux villes pour l’instant, mais si vous ne vivez pas trop loin, n’hésitez pas à y faire un tour pour goûter de nouvelles choses.

Les sites internet : Boutique vegan, the vegan shop, un monde vegan, fantastic vegan, le comptoir vegan,  la boucherie végétarienne (paris et proche banlieue), et vegusto sont des boutiques en ligne où vous trouverez beaucoup de similis.

Les grandes surfaces commencent à proposer des similis sous forme de steaks et nuggets. La gamme de choix s’agrandit de jour en jour.

cupcakes-690040_1280

Les gâteaux et bonbons

Les supermarchés : il y a des gâteaux et bonbons composés exclusivement de végétaux et qui sont donc « accidentellement » végétaliens. La plupart contiennent par contre de l’huile de palme et il faut lire toutes les étiquettes.

Les sites internet : Les mêmes sites que pour les similis, vous aurez du choix.

Les pâtisseries véganes : Pour les Parisiens, vous pouvez vous rendre à Vegan folie’s ou commander chez Sarah Vegan Keshet des pâtisseries.

Les bonbons : Vous pouvez trouver des bonbons chez Furahaa ou Dar des délices qui sont des boutiques spécialisées où vous aurez beaucoup plus de choix.

ice-cream-410330_1280

Les glaces 

Les supermarchés : En regardant bien, vous devriez trouver pas mal de sorbets qui ne contiennent aucun produit d’origine animale.

Les magasins bio : La plupart des magasins bio proposent des glaces végétales, notamment celles de la marque Sojami.

Les glaciers : N’hésitez pas à demander, vous pouvez avoir de bonnes surprises. Certains glaciers proposent des glaces végétales aux fruits, voir même au chocolat !

Les boutiques spécialisées : Encore une fois, les boutiques véganes internet ou réelles proposent ce genre de produits.

____________

Si vous avez des doutes sur certains endroits pour acheter vos provisions, demandez les avis d’autres vegans à travers des forums, ou des groupes sur les réseaux sociaux. C’est toujours rassurant d’avoir un avis (notamment sur les sites internet) avant d’acheter alors n’hésitez pas. Si j’ai oublié des aliments, n’hésitez pas à me contacter. Je répondrai avec plaisir à vos questions ou à vos propositions pour rendre cet article plus complet.

À bientôt !

Publicités

200 recettes vegan : mon avis

Salut les croqueurs de légumes !

Comme vous le savez, je suis toujours à l’affût de nouvelles recettes, et pour ça, je fouine parmi pas mal de livres de cuisine.

Mais celui-là, je ne le connaissais pas, et ça a été une belle surprise lorsqu’on me l’a offert.

2016-03-11 13.57.12

Déjà, visuellement, il est ultra mignon. Assez sobre, avec une jolie photo et un titre qui en dit long sur le contenu. Clair et précis, comme on aime.

Les recettes sont organisées par repas : petit-déjeuner, brunch, entrées, apéro, soupe, plat principal, salades, accompagnements, pains, pâtisseries et desserts.

Le livre commence par une petite introduction de 10 pages remplie de conseils en nutrition, avec des précisions sur les vitamines essentielles à notre corps et les substitutions de certaines produits. Ces premières pages sont une bonne base pour les débutants, et le livre le sera également.

 

2016-03-11 14.01.29

 

La présentation des recettes est tout aussi sobre que la couverture, ce qui rend les pages très lisibles. Les photos sont jolies et donnent un côté très lumineux et frais au livre. Les recettes sont en règle générale très simples à réaliser, ce qui en fait un bon livre pour ceux qui cherchent des plats de tous les jours.

Il y en a pour tous les goûts, et très peu d’ingrédients difficiles à trouver contrairement à la plupart des livres de recettes véganes.

 

2016-03-11 13.59.08

Si vous le croisez quelque part, n’hésitez pas à l’acheter, ou à l’offrir à des nouveaux véganes en panne d’inspiration. À 5,95 euros, il serait dommage de passer à côté.

Sauver un animal : pourquoi, quand et comment ?

 

Le fait de sauver un animal de maltraitances, de la rue ou d’une mort certaine est un acte magnifique. Tellement, que les sauvetages animaliers font partie intégrante de ce que je prévois pour ma vie future (bien avant le fait de marier ou non, d’avoir des enfants, etc…). Je pense que le fait d’avoir toujours vécu avec des animaux, et le bonheur que me procure leur présence me donne envie de leur rendre ce qu’ils m’ont toujours donné : de l’amour.

Alors pourquoi ne pas l’avoir déjà fait ? C’est vrai, je suis maintenant indépendante depuis un petit bout de temps, assez mature pour être responsable d’un autre être vivant et j’ai un boulot stable. Pourtant, je préfère prendre mon temps pour réunir les conditions idéales à l’épanouissement d’un animal dans ma vie. En d’autres termes : je ne veux pas vivre cette décision de manière égoïste seulement parce que vivre avec un animal me ferait du bien, mais je pense aussi aux besoins des animaux qui feront partie de ma vie. J’ai donc fait un petit résumé de mes recherches, réflexions et quelques notions de base à savoir avant d’adopter un animal.

 

Pourquoi recueillir un animal ?

Certains penseront que l’on peut aisément aller dans une animalerie ou dans un élevage quand on le souhaite adopter et que c’est très simple. C’est la première erreur. Les refuges sont pleins à craquer d’animaux qui ont besoin d’affection. Alors, oui, tous les animaux en ont besoin, même ceux qui sont en animalerie, mais lorsqu’on réfléchit un peu, on se rend très vite compte que les animaleries sont des business qui fonctionnent selon la loi de l’offre et de la demande : plus vous achetez, plus ils produisent. Pour chaque animal acheté, un autre née (le plus souvent en forçant la reproduction), et est amené à l’animalerie. C’est un cercle sans fin qui alimente une industrie qui considère les animaux comme des objets dont on peut faire commerce. Seulement, la grande différence entre un chien et une paire de chaussures, c’est que l’un ressent des émotions comme la peur, la joie, le besoin de liberté, la faim, la tristesse, etc… et l’autre ne ressent rien. Enfin, ce sont des chaussures quoi. Vous comprenez l’idée. Mettez-vous à leur place, et imaginez comment la vie de ces animaux se passe dans ces « usines » à animaux. L’enfermement, la séparation brutale de leurs mères (a-t-on vraiment le temps d’attendre qu’ils soient parfaitement indépendants ?), les grossesses à répétition et forcées des femelles, la peur, le grand nombre d’animaux, et surtout, le meurtre des animaux qui ne vont pas correspondre aux critères de vente. N’oubliez jamais que toutes les règles d’hygiène des éleveurs sont faites pour protéger l’homme et non l’animal.

Là encore, il ne s’agit que des animaux dits « de compagnie », et non les animaux de ferme destinés aux abattoirs qui sont encore moins protégés par la loi, et qui finiront par mourir si personne ne les sauve.

Dans les refuges, on trouve des animaux tout aussi affectueux qu’ailleurs. Parfois peureux, mais peut-on vraiment refuser d’aimer un animal qui a peur des humains à cause du traitement qu’ils lui ont infligé ? N’est-il pas de notre devoir de leur redonner confiance et de leur donner la vie qu’ils méritent ? Certains ont été abandonnés, d’autres frappés, ou ont vécu la mort de leur compagnon humain, et ils ne sont jamais responsables de ce qui a pu leur arriver. Je pense que c’est à nous de leur apporter notre aide lorsqu’ils en ont besoin.

Je peux comprendre que quelqu’un ai une préférence pour une race spécifique d’animal. C’est vrai, il y a des races qui ont des caractéristiques sublimes. Mais ce choix fait partie d’une objectification de l’animal qui est, pour moi, complétement amorale. Un animal n’est pas une peluche ou un objet de décoration. C’est un être vivant qui, comme l’humain, ressens. Peut-être pas de la même manière, mais vous mentiriez si vous disiez que vous n’avez jamais vu la joie dans les yeux d’un animal qui vous retrouve après une longue journée de travail. Ou l’affection d’un animal qui s’appuie contre vous pour vous faire un câlin. Qu’ils soient beaux, au final, n’est qu’accessoire. L’important à mes yeux c’est cette connexion spéciale avec l’animal, cette affection réciproque qui fait que chacun rend la vie de l’autre meilleure. Vous ne choisissez pas les personnes qui vous entourent par rapport à leur physique, pourquoi le faire avec un animal ?

Avec toutes ces raisons, il est très important de réfléchir sur la notion morale de commercialiser un être sensible. C’est à vous que revient la décision d’accepter et de cautionner le commerce d’êtres vivants, ou de trouver une autre solution.

Quel est le bon moment ?

L’important est aussi de ne pas vous lancer dans cette décision sans réflexion préalable. Des fois, on n’a pas vraiment le choix : forcément, si on trouve un animal dans la rue, ou même dans une poubelle  (oui, il existe des êtres capables de telles choses), la première réaction reste de l’adopter pour lui offrir une vie plus heureuse si vous ne connaissez personne qui peut en prendre soin dans de meilleures conditions. Pour les autres cas, le mieux reste encore d’attendre trois choses : être certain/e d’avoir la maturité suffisante pour être responsable de la vie d’un être vivant, avoir une stabilité financière qui vous permet de prendre soin de l’animal autant au quotidien qu’en cas de problème et vivre dans un endroit où l’animal en question pourra s’épanouir. En fait, imaginez-vous vivant avec cet animal et posez-vous une seule question : toutes les conditions sont-elles réunies pour qu’il/elle soit heureux/se et en bonne santé ?

Une fois cette décision réfléchie, il ne vous reste plus qu’à savoir vers qui vous tourner.

Comment faire ?

Pour sauver un animal, il y a beaucoup de possibilité. Vous pouvez aller faire un tour à une spa près de chez vous, ou tout autre refuge qui proposent d’adopter des animaux. Vous pouvez rencontrer directement les animaux, et sûrement rencontrer celui pour qui vous aurez un coup de cœur en voyant tout l’amour qu’il a à donner. Le choix risque d’être difficile, mais il faut vous dire que même si vous n’en sauvez qu’un, vous changez entièrement la vie d’un être vivant qui passe d’une cage, à un chez lui confortable. Et pourquoi ne pas essayer d’encourager votre entourage à adopter aussi en les emmenant avec vous lorsque vous ferez ce choix ?

Vous trouverez  les adresses très facilement en faisant une recherche internet, donc plutôt que de chercher tous les liens pour chaque ville, je vous laisse chercher, vous trouverez même sûrement des associations dont vous ne connaissiez pas l’existence tout près de chez vous.

Et pour les autres animaux ?

Les animaux dits « de ferme » qui sont destinés à l’abattoir peuvent aussi être sauvés. Vous avez deux options : entrer en contact avec une ferme spécialisée dans les sauvetages ou avec les éleveurs. Le but étant bien évidemment de ne pas acheter l’animal à l’éleveur, ou le moins cher possible. Le but n’est pas d’aider les éleveurs à en faire un business.

Une fois chez vous, il ne vous reste plus qu’à leur donner tout votre amour. Et c’est la meilleure partie de l’adoption. 

5 restaurants omnis où manger végane

Le plus gros problème quand on devient végane, c’est que la nourriture est souvent au cœur des moments de réunion, que ce soit en famille, ou entre amis. Beaucoup pensent que l’alimentation végétale nous empêche de sortir au restaurant (c’est parfois même une justification pour les flexitariens) alors que c’est totalement faux. Je n’ai jamais eu aucun problème en allant au restaurant, tout simplement parce que je prévois en avance où je peux ou non manger à ma faim (parce que une assiette de frites et de salade verte, c’est bon hein, mais j’aurai pu aisément le faire chez moi). Pour vous guider, je vous ai préparé un petit top 5 des restaurants omnis où on peut manger végétal sans problèmes.

Food_in_Israel

  • Les restaurants libanais

Il suffit de regarder la carte pour s’apercevoir que beaucoup de plats sont végétaliens : houmous, fallafels, caviar d’aubergine, taboulé… Vous avez l’embarra du choix, et vous pouvez vous régalez sans vous soucier de quoi que ce soit. Si vous préférez, demandez directement au serveur quels plats sont entièrement végétaux, il saura vous guider sur la carte.

Lecker_veganes_Sushi

  • Les restaurants Japonais

Les restaurants asiatiques en général regorgent de plats végétaux, mais les japonais sont les plus fournis à ma connaissance. On a d’abord les makis : avocats, concombre, radis, et tous autres mélanges de légumes. Mais aussi les raviolis japonais, le tofu grillé, l’edamame et j’en oublie sûrement. Vous avez de quoi composer un repas copieux, et souvent à volonté pour une vingtaine d’euros.

Vegan_Pizza_Crust_(5753189490)

  • Les pizzerias

L’avantage des pizzas c’est que l’on peut facilement les customiser en demandant au serveur de retirer ou ajouter des ingrédients. Il y a toujours (ou presque) une pizza végétarienne à laquelle il suffit de retirer le fromage pour qu’elle soit végétalienne. Le mieux à faire est de demander à un serveur avant de vous asseoir si la pâte à pizza contient du lait (c’est très rare mais possible) et de commander votre pizza végétarienne sans fromage pour manger avec vos amis sans changer vos habitudes.

Indian-Food-wikicont

  • Les restaurants indiens

L’Inde étant un pays où le pourcentage de végétariens dans la population est élevé, il n’est pas surprenant que la cuisine indienne soit un festin pour les végétaliens. N’hésitez pas à demander au serveur quels plats de la carte sont végétaux et vous verrez très vite qu’il y en a largement assez pour que vous mangiez à votre faim.

burrito

  • Les restaurants mexicains

Surtout les chaînes de restaurant type Chipotle où vous composez votre propre repas. Il vous suffit de prendre un plat végétarien sans crème fraîche et sans fromage et vous avez un repas copieux et végétal. En plus, le repas végétarien est souvent moins cher ou avec le guacamole offert, et ça, c’est quand même génial.

Avec ce top 5, vous savez maintenant quoi proposer à vos amis pour sortir manger sans forcément aller dans un restaurant végétalien (qui peut être très loin de chez vous, ou faire peur à certaines personnes). C’est un peu un tour du monde gustatif, mais ça peut vous permettre de découvrir des cuisines différentes et c’est toujours une bonne chose.

Les meilleurs Burgers de Paris

Je suis une grande fan de Hamburgers, mais vraiment. Je m’en fait trop très souvent et je varie énormément les saveurs en changeant souvent de recette. Pourtant, il y a un hamburger dont je ne me lasserai sûrement jamais. Je n’ai pas encore réussi à l’imiter pour pouvoir le faire sur commande chez moi (et tant mieux pour eux), donc pour l’instant, je dois aller jusqu’à Paris pour pouvoir le goûter encore et encore.

 

Screenshot_2015-09-08-13-31-27

 

 

Vous comprenez mieux après cette photo?

 

Screenshot_2015-09-08-13-30-38

Et après celle-ci?

Le contenu du plateau est entièrement végétal, avec une option sans gluten au choix et coûte à peu près 10 euros (à noter que le fait de demander une version végane et/ou sans gluten n’entraîne pas de supplément). J’ai beau manger comme quatre, je n’ai jamais faim en ressortant du restaurant.

Le fameux burger de ce restaurant que je prends presque  tout le temps s’appelle le « mangez-moi » (on va vraiment pas se faire prier pour le manger, mais son nom veut déjà tout dire).

Il faut aussi savoir que j’ai traîné plusieurs omnis dans ce restaurant, et qu’ils ont beaucoup aimé également, donc n’hésitez pas à y emmener votre entourage qui a de grandes chances d’être convaincu aussi.

Pour trouver ces hamburgers, rendez-vous 85 rue La Fayette à Paris, au restaurant VG, et sur leur page Facebook pour plus d’informations.

Pour un débat constructif (Carnistes vs. Véganes)

argument-238529_1920

Dans un article précédent, je poussais un coup de gueule contre les remarques que les végétariens, végétaliens et véganes se prennent souvent, parfois même sans avoir besoin de dire un mot. J’avais mis de côté un aspect très important de ce genre de débats volontairement dans l’idée de l’expliquer plus en détails plus tard.

Ce n’est pas un secret, un conflit se construit à deux. Les remarques désobligeantes ne peuvent amorcer un conflit que si vous vous braquez.

Ce que dit la personne vous paraît stupide ? Déplacé ? Méchant ?

Dans ce genre de cas, on a tendance à répondre de façon agressive puisque l‘on se sent attaqué (parfois à juste titre, mais laissons ça de côté). Du coup, la conversation part en dispute, les deux camps se braquent, persuadés d’avoir raison et le débat se termine sans que personne n’apprenne rien.

Le problème ? Après ça, on ne vous prend plus au sérieux. Vous passerez pour l’hystérique de service et on vous dira que vous êtes « extrémiste ». Vous risquez de perdre des amis, de vous éloigner de votre famille ou même de vous retrouver sur les nerfs après vous être fait insulter de tous les noms par un inconnu sur internet qui a eu le malheur de commenter « Nan mé nimporte quoi, on peu pa vivre san viande. Vous allé mourir de carrances » sur une photo qui mettait en évidence le fait que, justement, on peut vivre sans tuer.  C’est exactement l’inverse de ce que l’on souhaite.

Ce que l’on cherche en postant ce genre de photos, c’est à aider les gens à ouvrir les yeux ou au moins de leur faire comprendre notre point de vue.  Pas se ridiculiser et desservir la cause.

Dans cet article, je vais expliquer ce qui, selon mon expérience et mes observations, crée un débat sain et constructif qui peut, dans le meilleur des cas, amener la personne à devenir végane.

  • Ne pas s’énerver : quoi qu’ai dit la personne, restez calme. On est beaucoup mieux écouté lorsque l’on parle à un rythme compréhensible et à un volume agréable. Les insultes ou moqueries braqueront directement votre interlocuteur, et elles arrivent très vite lorsque l’on est énervé.
  •  Bien construire ce que l’on va dire : Par écrit, c’est assez simple, respirez un bon coup et expliquez vos arguments un par un sans pour autant changer de sujet. Il s’agit de démontrer que ce que vous dîtes a une logique et est pertinent.
  • Ne pas être hautain/e : Ce n’est pas toujours facile quand on a l’impression d’avoir plus de connaissances que la personne à qui l’on parle. Pourtant, il faut toujours garder en tête que le but est d’éduquer, pas de sermonner ou ridiculiser la personne. Si vous sentez que la personne se sent rabaissée, dîtes lui clairement « je ne te prends pas pour un/e imbécile« , souvent ça relève le niveau du débat.
  • Bien répondre à toutes les questions : Ne passez pas à côté de certaines questions simplement parce qu’elles vous paraissent évidentes ou, au contraire, trop compliquées. Votre discours paraîtrait trop simple si vous sélectionnez ce à quoi vous voulez répondre ou non.
  • Admettez si vous ne savez pas / êtes en tords : Vous n’aurez jamais raison sur tout, et il y a toujours des choses que vous ignorez. Plutôt que de rester borné, il faut admettre nos erreurs et se renseigner pour vraiment les corriger. De plus, cela vous servira pour les prochains débats.
  • Sachez lâcher prise : Si la personne se montre toujours trop têtue ou agressive, laissez tomber. Perdre son temps dans ce genre de situation est inutile. Le maximum que vous puissiez faire est de planter une graine dans l’esprit de votre interlocuteur, libre à eux de la faire grandir ou non.

J’espère que ces quelques règles vous aiderons à rendre vos débats plus agréables et constructifs. Si vous ne pouvez pas contrôler l’autre, vous pouvez contrôler votre façon d’y réagir pour éviter d’envenimer la discussion.

Ah, et j’oubliais, bon courage ! Parce que je sais à quel point ça peut être fatiguant de se faire embarquer dans un débat dont on ne voit pas la fin, mais dites-vous bien que des fois…  ça marche !

Le festival de l’hypocrisie

Comme vous le savez sûrement avec le bordel que cet événement a foutu sur Facebook, le Festival de Yulin a eu lieu il y a quelques semaines. On a eu le droit aux réactions de personnes scandalisés, aux images atroces et aux pétitions en tous genres (et on évitera de mettre en avant tous les commentaires racistes qu’on a pu voir défiler).  Donc, on voit tout le monde s’indigner parce que les chinois mangent du chien, et le torture au préalable.

image chiens entassés
Cages en direction du Festival

Alors, que les choses soient claires, je suis aussi contre ce festival, je le trouve inhumain et les images me font aussi bien mal au cœur.  Pourtant, j’ai du mal à comprendre tout ce bruit autour de ça dans un pays où la corrida est encore considérée comme une tradition et acceptée. Donc on peut torturer un taureau, mais pas un chien? Deux animaux qui ressentent la douleur exactement de la même façon ne sont pas mit sur un pied d’égalité en ce qui concerne la compassion. Si quelqu’un a une explication logique à ça, je veux bien l’écouter, parce que j’aimerai beaucoup comprendre.

Torture et spectacle, la ressemblance est tout de même frappante.
Torture et spectacle, la ressemblance est tout de même frappante.

La séparation entre animaux domestiques et « les autres » n’est pas un argument recevable, tout animal peut devenir un ami de l’homme si on lui donne de l’affection et du respect. L’habitude ne justifie pas non plus une conduite morale, sinon notre société n’aurait jamais évolué.

Que quelqu’un s’intéresse à la cause animale est une bonne chose en soi, ça signifie que cette personne sait qu’il n’est pas acceptable de torturer un animal pour le plaisir.

Une petite fille et son ami à quatre pattes.
Une petite fille et son ami à quatre pattes.

Votre assiette fait partie de ces plaisirs. Vos œufs ont causé le broyage vivant de poussins mâle quelques heures après leur naissance. Votre lait a envoyé un veau à l’abattoir. Votre viande a causé la mort d’un animal sensible. Lorsque votre propre comportement provoque de la souffrance animale, est-il vraiment logique de faire des textes pour insulter les chinois sur leurs propres traditions? De signer des pétitions?

Alors oui, vous ne savez sûrement pas tout. 

Il est temps de vous renseigner sur les conséquences de votre alimentation pour vous apercevoir que le festival de Yulin est seulement une souffrance qui s’ajoute à celle que vous créez chaque jour, juste une violence de plus envers les animaux. La différence? Vous avez le pouvoir de changer immédiatement le contenu de vos assiettes pour agir concrètement. Exclure les animaux de votre alimentation sauvera plus d’animaux que signer une pétition pour arrêter le massacre à l’autre bout du monde (même si le mieux reste de faire les deux). Si vous aimez vraiment les animaux, vous le ferez.

Si vous êtes contre le festival de Yulin, vous êtes soit d’accord avec le veganisme, soit hypocrite.

Mes carences de patience.

Après presque 8 mois de véganisme, je dois vous faire une annonce difficile, je craque. Alors non, je n’ai pas acheté un produit animal par grand manque du goût de chair et de sécrétions (d’ailleurs, dit avec de vrais mots, ça donne pas super faim), je n’ai pas non plus torturé un chaton pour me défouler, je n’ai pas ressenti le besoin de monter sur le dos d’un animal pour le réduire à l’état de moyen de locomotion, et je ne suis pas allé au zoo pour me réjouir de la captivité d’innocents.
En fait, je craque socialement. Les gens me fatiguent. Alors, oui, je sais, je ne fais pas tout comme tout le monde, et je comprends la curiosité et l’incompréhension. Je suis moi aussi humaine, donc la réaction face à l’inconnu n’est en aucun cas un problème. Je ne me vexe pas, je réponds aux questions poliment, j’aime informer et partager. Par contre, devoir me justifier en permanence, ça, c’est plus possible. Faire face à la mauvaise foi, aux moqueries, et surtout à l’ignorance, ça devient plus que lourd.
Si vous êtes végés, vous savez de quel genre de personnes je parle. La personne qui vous demande de justifier votre compassion (en se permettant en plus de faire semblant de s’y connaître en histoire et en nutrition). Cette autre personne qui vous regarde avec pitié et qui vous lâche un « je ne pourrais jamais être végétarien » (je ne t’ai jamais rien demandé, vraiment). On ajoute aussi ceux qui rient, ceux qui disent que « ça sert à rien », qui te disent qu’il y a « des choses plus importantes » (les enfants qui meurent de faim, par exemple, parce que eux qui ne font rien pour personne se permettent de te dire que t’es égoïste de penser qu’aux animaux), que « les légumes sont aussi des êtres vivants » (Sérieusement ?!), et ceux qui te prédisent une mort prochaine. Sans oublier que toutes les personnes que tu croises mangent bio ou local, et connaissent un éleveur gentil (oui, oui, ceux que retrouves une semaine après au supermarché du coin au rayon plats préparés).

A chaque repas avec une nouvelle personne, j’y ai droit.

Le pire, c’est que si je refuse de m’expliquer, ces personnes vont se dire que je m’incline devant leurs arguments à deux balles. C’est si difficile de comprendre que je veux manger mes légumes en paix ? Surtout si c’est pour parler à un mur. Je sais que les gens qui me posent ces questions ont juste envie de me poser une colle, à part certaines exceptions (le bien que ça fait de tomber sur quelqu’un qui écoute réellement mes arguments…) mais j’ai bien bossé mon sujet. Sinon je n’en serais pas là. Vous iriez demander à quelqu’un qui fait de l’humanitaire pourquoi il le fait ? Vous iriez arrêter quelqu’un qui donne à un sdf dans la rue pour qu’il se justifie ? C’est si difficile de voir une logique dans l’envie de causer le moins de souffrance possible ?

Je n’ai pas envie qu’un animal souffre pour moi.

Alors une bonne fois pour toute : la viande ne me manque pas, je ne mange pas de poisson, je vis très bien sans fromage, les œufs sont des ovules et ça me dégoûte, le maquillage végan n’est pas un mythe, je ne porte pas de cuir, ni de fourrure, l’industrie de la laine est cruelle, le miel c’est du vomi d’abeille, les zoos et les cirques me dégoûtent, l’équitation n’est pas un sport mais de l’exploitation, je n’ai aucune carence, et j’aime la bouffe plus que tout. Je ne suis pas parfaite, mais je fais le maximum.

Et, par pitié, ne venez pas me dire que vous aimez les animaux si vous contribuez à leur exploitation. J’aurai peur que vous m’aimiez.

Le chouchou de la semaine #1

Vous l’aurez compris, je commence une toute nouvelle série d’articles qui sera sur mes choses préférés de la semaine. Ce sera très diversifié puisque je pourrais aussi bien parler de maquillage, de soins, d’endroits, d’aliments, etc.. Je trouvais intéressant de vous faire partager mes petits coups de cœur. J’espère que ça vous plaira également !

Chouchou de la semaine

Mon chouchou cette semaine c’est le nettoyant visage « Let the good times roll » de chez lush. Il sent le pop-corn au caramel, et il en contient (oui, oui, quand on ouvre le pot on peut tomber sur des pop-corns, c’est.. surprenant) !

Chouchou 2

Comme indiqué sur la boîte, ce nettoyant est très doux, en plus de sentir super bon, et si on le laisse un peu poser, on a une peau hyper douce au rinçage. On peut croire qu’il peut abîmer la peau parce qu’il contient des petits grains, mais il fait des merveilles sur ma peau sensible en l’utilisant à chaque fois que je me lave le visage, donc n’hésitez pas à l’essayer si votre peau est réactive ou sèche, il ne vous fera pas de mal.

Chouchou 3

On peut dire que c’est vraiment un produit qui représente bien la marque puisque comme la plupart de leurs produits, il a vraiment une odeur qui fait penser à de la nourriture. Bon, il est sûrement comestible à petite dose, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure des idées.

Au niveau du prix, il est à 10,45 euros les 100g. Ca peut parraître cher mais il ne faut pas oublier que c’est un produit qui dure des mois, qui est non-testé sur les animaux et qui contient majoritairement des ingrédients naturels, donc pour moi c’est un bon rapport qualité prix.

à la semaine prochaine pour un nouveau chouchou !

La malbouffe de moins en moins plébiscitée ?

Alors que l’obésité ne cesse de gagner du terrain, le pays de la malbouffe serait-il en pleine prise de conscience ? 

Source : AFP France
Source : AFP France

L’information est tombée hier, aux États-Unis, les grandes enseignes de la malbouffe perdent en popularité. Au dernier trimestre, la chaîne de restauration rapide McDonald’s aurait subi une baisse des ventes de 3,3%, et les efforts des autres marques avec les produits lights faussement sains n’ont pas payé non plus avec une baisse 6%.  Les américains commencent à faire le lien entre ces produits, l’obésité et certaines maladies comme le diabète. La seule solution pour ces marques serait de proposer des produits plus sains pour convenir aux nouvelles envies des consommateurs, et l’enseigne Chipotle Mexican Grill est l’une des chaînes de restaurants qui met le plus en avant cet aspect en assurant que les viandes qu’ils servent ne sont pas nourries aux hormones et que leurs légumes sont bios. Au-delà de la question éthique sur le simple fait qu’ils servent de la viande, cette technique marche. L’augmentation de 31% de ses ventes au dernier trimestre est la preuve que les consommateurs veulent consommer sain.

Pourtant, je ne pense pas que ce soit la seule raison de ce déclin. Depuis le début des années 2000, la consommation de viande baisse considérablement après avoir augmenté sans relâche pendant plus de 60 ans et ce n’est certainement pas dû au hasard. Les réseaux sociaux ont un grand impact sur la société et le mouvement végane en profite pour diffuser des informations, débattre et se rassembler. On se rend de plus en plus compte de ce qui se passe dans les élevages industriels qui sont largement majoritaires en France et dans le reste des pays occidentaux.

elevage-intensif-ecrasante-majorite-France-480x360

La cruauté et le manque d’hygiène sont mît en évidence par les associations de protection animale et font doucement leur apparition dans les médias.  Si la progression en France reste moindre, aux États-Unis, 7,3 millions de personnes seraient au moins végétariennes et 10% de la population auraient réduit leur consommation de viande. Que ce soit pour des raisons éthiques ou des raisons de santé, la cause progresse. Il n’est donc pas surprenant que la malbouffe recule face à des mouvements qui proposent une alimentation plus saine et adapté à notre corps.